J'ai vécu un premier accouchement qui reste gravé dans ma mémoire comme un accouchement superbe mais ... avec un péridurale dont j'aurais pu me passer.
Tout était génial, mais j'ai toujours eu cette sensation que l'on m'avait imposé l'anesthésie alors que j'aurais pu faire sans.
Pour se second accouchement j'étais clairement partie dans l'optique de me passer de péridurale et ce dès le départ. J'avais contacté une sage-femme pratiquant les accouchements à domicile (et donc sachant parler de l'accouchement physiologique), j'avais présenté un projet de naissance lors de l'entretien du quatrième mois, j'avais même signé un papier pour accéder à la salle nature de l’hôpital tout en étant incertaine que l'équipe du jour J m'y accorde l'accès à cause de mes piqûres quotidiennes d'anti-coagulant.
Il fallait que je vous parle de ce fameux projet de naissance, le pdn pour les intimes.
On rêve, on idéalise, on craint, on prépare ce jour J, sans pour autant savoir exactement ce qu'il va se passer.
Vous avez sans doute déjà entendu parler du projet de naissance, cette petite lettre destiné aux sages-femmes du jour J pour permettre à tous de bien vivre cette naissance.
Le temps m'a paru long pendant un instant et pourtant ... ce jour là, je ne m'y attendais pas.
Octobre 2010
Premières lueurs de la journée, tout le monde est encore couché pendant que moi, je ressens un "je-ne-sais-quoi", quelque chose d'inconnu mais qui pourtant m'apaise.
J'ai patienté, des minutes et des heures, avant de partir pour la maternité. C'est le Grand jour, et pourtant... Je répond un léger "à tout à l'heure" à un parent avant de monter dans la voiture.